Tribunes politiques

Le bâton sans la carotte


pompiers

 

Le 26 juin, le Département a eu à se prononcer sur sa contractualisation avec l’Etat. Celle-ci aurait pu tomber à point nommé et nous assurer que sur les trois prochains exercices budgétaires, certaines dérives des années passées ne puissent plus se reproduire.

Mais la démarche de l’Etat vis-à-vis des collectivités locales nous interroge. Ce dernier n’a pas été en mesure de voter un budget à l’équilibre depuis 40 ans. A l’inverse, le précédent quinquennat a fait peser une large partie de l’effort de réduction des dépenses publiques aux collectivités locales, en réduisant fortement leurs dotations.

A notre échelle, cela revient à oublier les nombreuses missions assumées par les Départements pour le compte de l’Etat, notamment concernant les Mineurs non-accompagnés et les allocations individuelles de solidarité.

 

L’Etat n’a pas souhaité répondre favorablement aux propositions portées par l’Assemblée des Départements de France, c’est regrettable. Les Départements ne maîtrisent pas les montants de ces allocations ni la politique migratoire nationale, alors même que leurs budgets en sont impactés. Faudra-t-il renoncer à mener certaines politiques volontaristes pourtant utiles aux habitants du Pas-de-Calais ?

Parce qu’il en va de la libre administration des collectivités territoriales et parce que l’effort ne peut plus être unilatéral, le Groupe Union Action a voté contre la contractualisation.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

Des économies oui, mais à quel prix ?


pompiers

 

Le 27 avril, lors du conseil d’administration du SDIS, une baisse du taux des vacations de garde de nuit des sapeurs-pompiers volontaires a été annoncée. Celui-ci passe de 60% à 40%.

Cette décision, non-concertée, suscite la colère chez nos pompiers volontaires. S’ils sont plus indemnisés que leurs collègues des autres Départements, ils sont conscients que des économies doivent être faites. Dans un esprit de concertation, des pistes ont été avancées.

En outre, on pourrait envisager d’internaliser l’entretien des locaux SDIS comme c’était le cas autrefois, lorsque les pompiers veillaient eux-mêmes à l’entretien des casernes lorsqu’ils n’étaient pas en intervention. Soucieux d’apporter leur contribution, les SPV étaient aussi prêts à passer de 60% à 50% dans un premier temps, une deuxième baisse pouvant être envisagée plus tard.

Car c’est bien sur la temporalité de la décision que la grogne monte chez les SPV. Non concertés, ils se voient imposer une réduction de moitié de leur indemnité de garde de nuit, quelques jours seulement après annonce.

Il était nécessaire de mettre tout le monde autour de la table, les pompiers étant par ailleurs prêts à faire des concessions dans l’intérêt commun. De plus, ce genre de choix ne doit pas être fait dans l’urgence, un temps d’adaptation est nécessaire. Il n’a pas été laissé aux pompiers. Une méthode expéditive et jupitérienne, au détriment des combattants du feu.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

Nos retraités ne sont pas des privilégiés !


En tant qu’élus locaux, ancrés sur un territoire, nous sommes aux premières loges pour recueillir des difficultés de nos concitoyens, ce qui n’est pas toujours le cas au plus haut niveau.

Depuis janvier, nous sommes régulièrement interpellés par des retraités qui se retrouvent fortement impactés par la hausse de la CSG. Il a été répandu dans les médias que les personnes ayant une retraite inférieure à 1200€ ne seraient pas impactées. Sauf que ce plafond ne concerne que les célibataires, celui d’un couple de retraités étant fixé à 1 841€ mensuels.

Résultat : deux maigres pensions de 930€ par mois suffisent à rendre un couple éligible à la hausse de la CSG.

Face à cette baisse de pouvoir d’achat très conséquente, on leur répond que leur taxe d’habitation va baisser. Sauf ce n’est pas pour tout de suite et pas pour tout le monde, à l’inverse de la CSG.

Le Premier Ministre a reconnu une certaine aberration puisqu’il s’est engagé à « corriger le tir » pour 100 000 retraités très légèrement au-dessus du seuil. Cela n’interviendra pourtant que pour la loi de finance de 2019.

Chacun comprend que l’effort lié à la solidarité nationale doit être supporté par tous. Nous rappelons néanmoins que les retraités ne sont ni des nantis, ni des privilégiés. La retraite, ils l’ont acquise après avoir travaillé pour la plupart très jeunes, toute leur vie, plus de 39 heures par semaine et dans des conditions très difficiles.

C’est pourquoi nous avons demandé au Gouvernement, dans un vœu déposé lors du Conseil départemental du 26 mars, de revoir avec bienveillance la législation et de veiller au maintien du pouvoir d’achat des retraités. 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Non aux 80 km/h !


A partir du 1er juillet, les Français devront réduire leur vitesse hors agglomération de 90 à 80km/h. Cette décision annoncée en janvier inquiète les usagers de la route. 34 Présidents de Départements du Groupe de la Droite, du Centre et des Indépendants de l’Assemblée des Départements de France ont publié début mars une lettre ouverte demandant au Gouvernement de revenir sur ce projet et de « privilégier des solutions pragmatiques, au cas par cas, en concertation avec les Départements sur les tronçons les plus accidentogènes ». Nous y souscrivons pleinement.

 

Si la lutte contre l’accidentalité et la mortalité sur les routes est une priorité de chaque instant, l’efficacité de l’abaissement de la limitation de vitesse doit encore être prouvée. L’expérimentation menée en France sur 3 tronçons depuis 2015 n’est pour l’instant pas concluante : si 2015 a été une année de baisse, 2016 a vu sur ces portions une nouvelle hausse importante des accidents et de la mortalité (bilan dressé par “40 millions d’automobilistes“).

A l’inverse, cette décision vient porter préjudice aux habitants des territoires ruraux. Quand on habite en dehors des grandes villes, bien souvent la voiture est le seul moyen de transport disponible.

Réduire la vitesse rallonge alors les temps de trajets, accentuant davantage la fracture avec l’urbain. Les changements de signalétique se feront aussi aux frais du contribuable.

A l’image des signataires de cette lettre ouverte, le Groupe Union Action 62 a déposé un vœu lors de la plénière du 26 mars pour que le Département du Pas-de-Calais demande lui aussi l’adaptation du projet d’abaissement de la vitesse au cas par cas.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Réunions de territoire pour les élus du Groupe Union Action 62


Comme le veut maintenant la tradition, les élus Union Action 62 se sont réunis par territoires durant le mois de janvier. L’occasion de faire un bilan de l’année 2017, qui fut électoralement chargée, mais aussi de définir les objectifs de 2018.

Les réunions se sont déroulées le 15 janvier à Audruicq, pour les élus du Calaisis et de l’Audomarois ; le 22 janvier à Arras pour les élus de l’Arrageois ; le 29 janvier à Bouin-Plumoison pour le Montreuillois-Ternois.

Beaucoup de choses ont été mises en place sur 2017 et notre engagement pour les habitants de nos territoires n’en est que plus fort. Que ce soit lors de visites de terrain, de rencontres avec les associations ou les habitants, ou encore de représentation dans l’assemblée départementale, nous restons fidèles aux engagements pris lorsque vous nous avez élus. Nous accompagnons en outre les communes, dans leurs dossiers départementaux mais aussi plus largement.

 

 Les élus du Groupe s’engagent ainsi pour le maintien des classes maternelles et élémentaires en milieu rural.

2018 sera loin d’être une année blanche puisque nous verrons la mise en œuvre du Pacte des Solidarités et du Schéma d’Amélioration de l’Accessibilité des Services au Public (SDAASP) votés en 2017. Le premier comité de pilotage du Pacte a d’ailleurs eu lieu le 22 février, ce qui a permis de faire le point sur les premiers mois. Suite au changement d’exécutif, nous serons attentifs à l’influence du nouveau Président de l’Assemblée départementale sur la politique de la Majorité.

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Les élus du Groupe Union Action 62 vous souhaitent à toutes et tous, ainsi qu'à vos proches, une bonne et heureuse année 2018


Pour notre part, nous souhaitons que 2018 soit enfin l’année du changement pour le Département du Pas-de-Calais. Nous avons fait part de nos inquiétudes et de nos objections lors des récents débats budgétaires. Mais l’important est maintenant d’agir.

 

Ces dernières années, les missions du Département ont souffert des différentes décisions de l’Etat, que ce soit sur la baisse des dotations ou sur la diminution des contrats aidés. C’est pourquoi nous avons invité le nouveau Président du Département à changer la feuille de route de son prédécesseur. Le Département doit procéder à des réformes structurelles en suivant la règle du 1€ dépensé = 1€ utile, pour pouvoir continuer à assurer ses missions de solidarités humaines et territoriales de façon pérenne.

 

 

Nous pensons aussi à ceux qui cette année rencontreront des difficultés. Qu’il s’agisse des élus locaux ou des habitants, notre engagement reste plein et entier. En 2018 nous continuerons à défendre vos territoires au sein de l’hémicycle départemental. Loin d’être contre l’ensemble des politiques proposées, nous votons en faveur de celles qui vont dans le bon sens. Cette année encore, nous serons présents sur le terrain, à vos côtés, au quotidien, pour que cette année soit la plus heureuse et réussie possible.

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Budget et effets d'annonce


Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les propos de Pangloss ne sont pas dénués de sens à la lecture du Budget primitif 2018 de la Majorité. Quelques exemples :

 1. Investissement : la Majorité veut encore nous faire croire qu’elle réalisera 1 milliard d’euros sur la mandature, soit 190M€/an. Or, sur 2015-2016, on constate déjà un retard, qu’il est proposé de rattraper sur les 3 prochaines années : 203M€ en 2018, 240M€ en 2019 et 222M€ en 2021. Le financement se fera par l’emprunt, puisque la Majorité ne fait pas d’économies structurelles et prévoit déjà d’épuiser ses réserves à hauteur de 25M€ par an.

 

 

 2. Canal Seine-Nord : 130M€ annoncés, mais pour 2018 aucun crédit n’est prévu pour alimenter cette ligne budgétaire. Comme le Gouvernement, la Majorité ne semble plus croire au projet. S’il venait à se faire, le Département devrait avoir recours à l’emprunt pour honorer ses engagements, faisant exploser la dette.

 3. Situation financière : elle serait « assainie » selon Jean-Claude Leroy. C’est ce qu’indiquent les ratios, mais l’amélioration n’est que conjoncturelle : plus de la moitié des économies faites ne sont pas du fait de la Majorité. Elle se permet d’augmenter ses dépenses de 12M€ alors qu’il est demandé aux habitants et partenaires de faire des efforts.

 

Par le biais d’effets d’annonce, la Majorité veut faire croire que tout va pour le mieux. Pourtant, si elle ne change pas sa feuille de route, la situation du Département sera à nouveau fortement dégradée dès l’année prochaine. Les effets d’annonce ne servent à rien s’ils ne sont pas accompagnés de changements structurels.

 

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Un débat d'orientation en trompe-l'œil


Le 14 novembre, les élus se sont réunis pour débattre des orientations budgétaires 2018. Le nouveau Président du Département, Jean-Claude Leroy, a présenté des finances « assainies ». Pour nous, ce n’est pas le cas. 

60M€ d’économies auraient été faites en 2 ans. Sur ces économies, 38M€ ne sont pas du fait de la Majorité, mais de la conjoncture économique nationale.

Par ailleurs, des économies « par rapport à l’évolution au fil de l’eau » nous ont été présentées. Il ne s’agit pas de vraies économies, mais d’une moindre augmentation des dépenses : on dépense moins que ce qui était prévu, mais on dépense plus quand même.

A l’inverse, les habitants du Pas-de-Calais ont chaque année 25M€ de pouvoir d’achat de moins. C’est l’effort qui leur a été demandé par l’augmentation de la fiscalité, que nous avons dénoncée. Dans le Nord, il y avait aussi eu une augmentation. Cependant la collectivité a fait des économies de son côté, ce qui lui permet aujourd’hui de rabaisser la fiscalité.

Dans notre département, la Majorité voit cette hausse comme une « recette stabilisée » et ne prévoit pas de retour en arrière. Le Nord a demandé un effort à ses habitants, le Pas-de-Calais un sacrifice. 

D’autres points ont été abordés, pour arriver à ce constat : le nouveau Président souhaite faire dans la continuité de son prédécesseur. Cette continuité condamne le Département du Pas-de-Calais à la fin du mandat.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Nouveau feu vert pour le CSNE


Mardi 3 octobre, en amont de la venue du Président de la République à Amiens, la Secrétaire d’Etat aux Transports et le Ministre des Comptes publics ont annoncé la relance du Canal Seine-Nord Europe, un compromis ayant été trouvé.

Ce compromis, c’est celui des collectivités qui s’engagent là où l’Etat recule encore une fois. Sous l’impulsion du Président de Région Bertrand, elles ont fait des propositions pour sauver le projet, notamment sur la garantie de l’emprunt et le financement du Canal.

 

Le Canal est un enjeu majeur pour notre Département et toute la Région. Là où certains élus de la Majorité présidentielle ont renié ce projet d’envergure, nous avons toujours renouvelé notre engagement et dit « oui au Canal ». Il aura un impact considérable sur de nombreux domaines : l’emploi, le transport, l’environnement, la sécurité routière, le tourisme… Autant d’implications qu’il nous était impensable d’abandonner.

La mobilisation des élus, des territoires et du monde du travail a montré au Gouvernement que nous serions fermes sur le projet et ne renoncerions pas. Le candidat puis Président Macron s’était engagé à maintenir le Canal, nous attendions de lui qu’il tienne sa parole.

Des inquiétudes demeurent néanmoins. Aujourd’hui, nous ne savons toujours pas comment le Gouvernement financera sa part du Canal. Nous prenons acte également du paradoxe des extrêmes, qui veulent de l’emploi dans le Pas-de-Calais mais renient l’Europe. C’est pourtant grâce à elle que 40% du Canal sera financé. Rien que pour la phase de travaux, 10 000 emplois seront créés. Fidèles à nos convictions, nous resterons vigilants pour que le projet aboutisse.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

A nouveau Gouvernement, nouveaux débats


Le retour a été brutal pour les Français suite à l’annonce du non-renouvellement des contrats aidés dès la rentrée et de la refonte complète du dispositif sur la mandature. Les contrats aidés concernaient près de 1,6 million de personnes fin 2016. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont les premiers touchés, laissés dans une détresse brutale sans qu’il y ait eu de transition.

L’efficacité du dispositif est souvent remise en question. Seulement 26% en moyenne des bénéficiaires trouvent un emploi durable à la fin du contrat. Pourtant, le manque de concertation de cette décision purement comptable du Gouvernement met en difficulté à la fois bénéficiaires et collectivités.

A travers les contrats aidés, ce sont les écoles, les EHPAD et de nombreux autres services qui sont concernés. A Calais, les élus ont pallié au manque d’employés en contrats aidés en assurant eux-mêmes la sécurisation devant les écoles pour la rentrée. Dans d’autre communes, la rentrée a dû être repoussée, faute de transports scolaires.

Cette décision non-concertée du Gouvernement, juste avant la rentrée des classes, met en difficulté les collectivités. Elles ne peuvent se permettre budgétairement de reprendre à leur compte ces contrats du jour au lendemain alors qu’elles subissent en parallèle la baisse des dotations de l’Etat. Les maires sont en première ligne, abandonnés par le Gouvernement dans des situations humainement difficiles.

Au vu de la polémique, le Gouvernement a déjà fait marche arrière et a demandé une « souplesse de gestion » aux préfets. Il aurait mieux valu accompagner et consulter en amont.

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Le Canal Seine-Nord, premier renoncement du quinquennat Macron


Fin 2016, le projet de financement de 4,5 milliards d’euros du Canal Seine-Nord Europe a enfin été validé. Malgré leurs difficultés financières et une baisse continue des dotations de l’Etat, les collectivités ont su répondre présentes en s’engageant à hauteur d’1 milliard d’euros.

Lors de la campagne présidentielle, le candidat Macron a affirmé son soutien à ce qu’il a qualifié de « grand projet d’infrastructure ».

Nos premiers doutes sont apparus avec la nomination comme Premier ministre du Maire du Havre hostile depuis toujours au Canal, avant que ce dernier ne s’engage à maintenir le projet auprès du Président de Région. Pourtant la Ministre des Transports a annoncé, le 6 juillet, la décision du Président de faire une pause dans le projet. Nous regrettons ce renoncement.

Cette annonce marque une double trahison de la parole publique du Président Macron et de son Premier ministre à l’égard des habitants de la Région et du Pas-de-Calais. Au Département, notre Groupe a proposé l’adoption d’une résolution de soutien du Canal Seine-Nord, votée à l’unanimité.

Le Président Bertrand a rencontré le Premier ministre en mettant une nouvelle proposition sur la table, laissant le temps à l’Etat de faire les économies nécessaires pour assurer ses engagements.

Le Canal Seine-Nord est essentiel à la redynamisation de nos territoires. Il permettra en outre de doubler le trafic fluvial français. Le Gouvernement ne peut balayer les engagements de l’Etat et trahir ses promesses électorales, un mois après les élections législatives. L’Europe nous attend pour confirmer sa subvention de 1,8 milliards d’euros.

En cette rentrée politique, nous attendons que les députés du territoire défendent collectivement ce projet face au retournement de veste du Gouvernement et nous attendons des élus de la Majorité présidentielle qu’ils s’engagent pour faire respecter la parole donnée

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Un compte administratif en trompe-l'oeil pour l'année 2016


Chaque année au mois de juin, le Département présente le compte administratif (CA) de l’année précédente. Si l’on se concentre sur quelques ratios, le CA2016 est satisfaisant : baisse des dépenses de fonctionnement de 1M€, augmentation des recettes de 3,54%.

Rappelons cependant que cette maîtrise des dépenses n’est que temporaire, du fait de l’utilisation des réserves des partenaires et de la hausse des impôts. Le Département s’est également servi dans ses propres réserves, le tout pour dégager une épargne brute de 101M€, dont 67M€ vont au remboursement du capital de la dette.

Du côté de l’investissement, la Majorité avait promis une politique d’investissement de 190M€ par an pendant tout le mandat. En 2016, l’investissement n’est que de 159M€. On constate par ailleurs une baisse de 30% des subventions d’équipement, qui permettent pourtant d’accompagner les projets des communes et des territoires.

Tout cela contribue à réduire le processus d’endettement et à baisser provisoirement la capacité de désendettement à 6,7 ans. Il s’agit toutefois d’une amélioration en trompe l’œil, et la Chambre régionale des comptes va d’ailleurs dans ce sens en confirmant nos inquiétudes pour les Budgets 2016 et 2017 : « Une projection « au fil de l’eau » des tendances précédemment observées ferait passer ce ratio à 40 années en 2020. Dans ces conditions, la chambre invite le Département à intensifier ses efforts de gestion ». 

Autrement dit, nos craintes étaient bien réelles et ce CA 2016 ne doit pas laisser penser que tout va mieux. Le Département doit engager des économies de fonctionnement structurelles pour ne pas avoir une fois de plus recours au levier fiscal. Nous avons formulé nos propositions lors du débat budgétaire, ce rapport vient les conforter et en proposer de nouvelles. Nous espérons pouvoir être entendus à l’avenir.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Juin, mois politique pour le Département


Devoir de continuité du service public oblige, le Département passe outre les élections nationales pour adopter en juin deux politiques majeures pour le territoire : le Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des Services au Public (SDAASP) et le Pacte des Solidarités.

 

 

Attendu depuis plusieurs années, le Pacte des Solidarités va redéfinir l’ensemble des politiques départementales de solidarité : jeunesse, enfance et famille, autonomie des personnes âgées et indépendantes, inclusion durable pour tous.

Le Département ayant la compétence solidarités, nous attendons beaucoup de ce Pacte. Nous espérons pouvoir y trouver des innovations dans les politiques sociales, comme nous le constatons dans d’autres Départements.

 

 

Autre pan politique du mois, la présentation en plénière du SDAASP. Avant d’être définitivement adopté en fin d’année avec les apports des partenaires, la contribution du Département donne les premiers éléments de ce que sera le SDAASP. Nous espérons y trouver un plan d’action renforcé pour le Ternois, « cœur rural » du Département.

Pacte des Solidarités et SDAASP sont complémentaires : pas de politiques sociales efficaces sans services disponibles et efficients. Pas de services accessibles sans politique sociale définie. Nous serons donc vigilants sur ces deux dispositifs.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Demain, des services accessibles à tous sur l'ensemble du territoire


Le Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des Services au Public (SDAASP) est l’un des grands chantiers du Département sur cette mandature. Son objectif est de garantir un maillage tant quantitatif que qualitatif des services au public, c’est-à-dire : vous.

Lorsqu’on parle de services, on parle bien évidemment de l’administration, mais aussi des différents services du quotidien : transports, commerces, éducation, aide sociale… En bref, tout ce qui fait vivre un territoire.

 

Cœur rural du Département, le Ternois cristallise à lui seul beaucoup des enjeux du SDAASP. Le nombre d‘habitants diminue sur ce territoire et la population est vieillissante. Cela implique plus de besoins en termes d’accès aux soins, or le maillage des services y reste peu dense. Nous veillerons à ce que le SDAASP apporte des solutions, avec une attention particulière pour ce territoire.

Plus globalement, il doit répondre à plusieurs problématiques, à commencer par la lisibilité des services. Le mille-feuille administratif crée un flou pour les usagers. De même, comme son nom l’indique, il doit améliorer l’accessibilité des services au public. Il s’agit de remettre l’usager au centre de nos préoccupations.

Etant attachés à la valeur travail, nous avons entre autres proposé la mise en place d’horaires adaptés, pour que les personnes ayant un emploi puissent accéder à ces services en dehors de leurs heures de travail. Parce qu’un service ne sert à rien s’il est près de chez nous mais qu’il est fermé quand on en a besoin. Il s’agit de faire un travail en profondeur qui ne se contente pas de poser la question de l’après mais qui y réponde également. Les élus du Groupe Union Action seront attentifs à la présentation des engagements du Département au titre du SDAASP, à la prochaine Commission permanente.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Soutenir la candidature de Paris 2024, c'est soutenir les JO dans le Pas-de-Calais


100 ans après les Jeux Olympiques (JO) de Paris en 1924, la France pourrait obtenir à nouveau l’organisation des Jeux en 2024. Notre groupe soutient cette candidature et l’a affirmé lors de la dernière plénière. Pour nous, soutenir les JO à Paris, c’est soutenir les JO dans le Pas-de-Calais. Il s’agirait d’une opportunité formidable pour l’image du Département.

Faisons résonner haut et fort sur l’ensemble de notre territoire les valeurs véhiculées par les JO, à savoir la tolérance, le respect, le fair-play ou encore l’esprit d’équipe.

 

Ces valeurs doivent être transmises aujourd’hui à nos jeunes pour qu’ils deviennent nos médaillés olympiques de demain.

N’oublions pas les jeux paralympiques qui permettent d’une part aux personnes en situation de handicap d’être mises en lumière dans leurs exploits sportifs mais aussi aux spectateurs et téléspectateurs d’avoir un regard positif sur le handicap. L’ensemble des infrastructures doit leur être accessible.

Par ailleurs, il est essentiel de développer et valoriser les installations existantes, notamment celles qui avaient servi de base arrière lors des JO de Londres de 2012 et qui avaient nécessité un effort financier important. Ces lourds investissements doivent se penser à long terme à l’heure où l’argent public se fait rare. La question de la pérennité des sites ou de leur reconversion est essentielle.

Les éventuelles retombées économiques doivent être préparées en amont, pour faire en sorte que les touristes viennent visiter notre Département, mais aussi pour que les équipes sportives puissent venir s’y entrainer. Nous avons un atout logistique mais également géographique avec le TGV qui nous place aux portes de Paris. Il en va de l’attractivité de notre territoire. Quelle place le Pas-de-Calais souhaite-t-il occuper dans l’Europe et dans le Monde ?

 

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

L'Europe au service des habitants du Pas-de-Calais


Lors de la dernière plénière, notre groupe a rappelé son attachement à l’Europe. En 2017 nous célébrons le 60e anniversaire du Traité de Rome, qui donna naissance à la construction européenne ; les 30 ans d’ERASMUS, qui en favorisant la mobilité des jeunes étudiants européens constitue un rempart efficace contre le chômage ; et enfin les 25 ans du Traité de Maastricht donnant naissance à la monnaie unique. Les Français sont majoritairement attachés à l’euro car un retour au franc ferait dangereusement chuter notre croissance et détruirait des milliers d’emplois.

Nous aimons l’Europe qui profite aux habitants du Pas-de-Calais. Elle finance de nombreux projets porteurs d’emplois comme le Canal Seine Nord-Europe, où elle investira la somme d’1,8 milliards d’€ soit 40% du budget total.

Elle favorise l’insertion des plus fragiles à travers le Fond Social Européen. Sans oublier nos agriculteurs qui sont les premiers bénéficiaires de la Politique Agricole Commune, même si tout n’est pas parfait.

L’Europe de demain ne peut faire l’impasse sur les conséquences du Brexit. Il sera plus difficile pour nos collégiens de se rendre Outre-Manche s’ils ont besoin d’un passeport et d’un visa. Il y aura aussi des conséquences économiques pour le Calaisis. Le Département doit se saisir des opportunités offertes par les entreprises qui souhaitent se relocaliser sur le continent.

Notre groupe a donc déposé une motion pour que l’Agence Européenne du Médicament, actuellement à Londres, soit relocalisée sur le territoire de la Communauté d’Agglomération Lens-Liévin.

Une fois la procédure enclenchée, nous nous rendrons vite compte que le Brexit est une catastrophe pour les britanniques.

Gardons à l’esprit que de par sa position géographique, notre Département doit avoir un rôle stratégique au cœur de l’Europe.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Des nouvelles politiques de solidarité pour 2018 ?


Durant la semaine du 30 janvier, des ateliers visant à refonder l’ensemble des politiques sociales départementales ont eu lieu. Ces réflexions doivent permettre d'écrire le futur Pacte des Solidarités qui sera voté en juin 2017. Ce chantier concernera l’ensemble des politiques sociales : emploi, insertion professionnelle, logement, autonomie des jeunes, protection de l’enfance, parentalité, accès à la citoyenneté, prise en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Notre groupe considère que ce travail colossal aurait dû débuter dès le lendemain de notre élection en avril 2015. Les élus du groupe veilleront donc à ce que chaque famille, chaque habitant du Pas-De-Calais puisse trouver une réponse adaptée et optimisée face aux évènements de la vie. Et ce, d’autant plus que de nombreuses réunions destinées à impliquer les élus ont été reportées.

L’ensemble des professionnels et des acteurs qui œuvrent au quotidien dans le champ de la solidarité doivent avoir un rôle central afin de réaliser un diagnostic qui permettra d’identifier les nouveaux besoins de la population. Beaucoup d'entre eux ont évoqué un manque de communication entre les différents partenaires. Il a aussi été rappelé, à juste titre, qu'avant de mettre en place de nouveaux dispositifs il fallait commencer par mettre correctement en œuvre ceux qui existent déjà.

 

Ce travail devra nous permettre de répondre aux urgences sociales mais également d’anticiper les enjeux auxquels nous serons confrontés dans les années qui viennent. A ce titre, notre groupe regrette que cette réflexion arrive tardivement. Malheureusement, le pacte des solidarités ne pourra pas être appliqué avant 2018, soit à plus de la moitié de la mandature, alors même que les solidarités sont la compétence première du Département et qu’elles représentent 75% du Budget.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

Le Canal Seine-Nord Europe, un projet porteur d'espoir


2016 aura été une année majeure pour le projet du Canal Seine-Nord Europe. Fin 2016, le projet de financement a enfin été entériné. Notre groupe ayant voté le projet, nous attendons maintenant avec impatience le début des travaux.

Aujourd’hui, malgré leurs difficultés financières, les collectivités ont su répondre présentes, et ce notamment grâce à la Région, qui a pris ses responsabilités en ajoutant 50 millions d’euros à sa participation, soit 352 millions investis au total. La santé financière du Département n’aurait pas permis de contribuer davantage aux 130 millions d’euros déjà investis.

Le projet Canal Seine-Nord Europe apportera des transformations majeures à notre territoire. Au-delà du transport fluvial, les enjeux sont bien plus importants : ce sont près de 50 000 emplois qui pourraient être créés à travers les travaux et sur le long terme. Le projet permettra également le développement de l’attractivité économique, touristique et résidentielle. Nous devons saisir les opportunités qui nous sont offertes. Les élus Union Action 62 se sont rendus en ce début d’année sur le tracé du Canal pour mieux en comprendre les enjeux.

Que ce soit dans le cadre de sa réalisation ou de son exploitation, le Canal Seine-Nord Europe va dynamiser le territoire, comme a pu le faire le Tunnel sous la Manche. On y viendra voir sa construction, notamment le canyon d’environ 50m de profondeur qui sera réalisé à Ytres (Sud Artois).

 

Le Canal impactera nos territoires pour les décennies à venir. Conscients que le tracé comporte son lot de désagréments, nous serons attentifs à ce que le dialogue soit entretenu avec les habitants et les acteurs concernés. Pour que le projet aboutisse, les collectivités ont su jouer collectif, avec l’Etat et l’Europe, au-delà des clivages. Il faut continuer ainsi, et nous espérons que l’engagement de chacun sera reconnu à sa juste valeur.

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

CSNE Bruno Duvergé


Budget 2017 : Augmenter l'impôt, et après ?


Le Département vient de voter son budget 2017. La Majorité PS/PC continue à ne pas prendre en compte les contraintes budgétaires qui s’imposent à elle. Ce sont les habitants qui en paient et en paieront le prix fort. Le Groupe Union Action 62 a donc décidé de voter contre ce budget.

La Majorité départementale demande à la population des efforts qu’elle ne fait pas elle-même. Les habitants du Pas-de-Calais ne comprennent pas pourquoi leurs impôts augmentent alors que le Département va toujours aussi mal.

 Nous avons demandé à la Majorité de revenir sur l’augmentation de l’an passé, même progressivement, en trouvant des pistes d’économies.

Si choisir, c’est renoncer, la Majorité PS/PC a définitivement renoncé à rétablir la situation financière du Département et à redonner du pouvoir d’achat aux habitants. Pire, elle porte préjudice aux générations futures par sa politique d’investissement financée par la dette. Dès 2017, 80% de l’argent qui sera investi par le Département viendra de l’emprunt. Il s’agit d’un endettement accéléré, dont aucune issue n’est prévue et auquel nous n’arrivons plus à faire face.

Nous tenons à rappeler que les recettes du Département n’ont pas de couleur politique, et que le budget appartient aux habitants de tous les cantons. L’argent public doit être géré avec sérieux et responsabilité.

Notre groupe ne s’est d’ailleurs pas toujours opposé : quand les divergences ne portaient que sur certaines politiques publiques, nous nous contentions de nous abstenir. Aujourd’hui, c’est l’avenir du Département qui est en jeu. Des choix s’imposent.

 

Qu’importe notre positionnement sur l’échiquier politique, nous ne pouvons dépenser plus que ce que l’on a. Ce principe de bon sens fait le quotidien de tous. La Majorité de gauche ne peut continuer à s’y soustraire.

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

bp2017-1

Quand reprise du travail rime avec baisse du pouvoir d’achat.


Les élus du groupe Union Action 62 ont été surpris de découvrir dans la presse la suppression de l'aide "domicile-travail" pour les salariés empruntant les autoroutes à péage du Pas-de-Calais depuis le 1er juillet 2016. Une aide parfois déterminante pour pouvoir accepter un emploi avec un faible salaire.

 

Nous regrettons cette pratique qui tend à se développer au sein du Département qui consiste à supprimer des aides à la population ou aux territoires de façon unilatérale sans consulter les élus des territoires concernés.
Cette conception de la démocratie pratiquée par la majorité départementale et son Président, qui se disent" proches des habitants", est devenue intolérable et irrespectueuse.

La démocratie nécessite de la transparence, du débat et de la pédagogie envers les citoyens. C'est pourquoi nous avons demandé que la question soit mise à l’ordre du jour de la séance du Conseil Départemental de rentrée.

 

Pour la rentrée 2016, nous garderons le cap que nous avons fixé. Notre priorité restera l'accompagnement et le soutien vers l'emploi.

Michel Petit
Président du groupe Union Action 62

Demain, des services au public plus accessibles…


Comment accompagner des enfants scolarisés ou des parents qui travaillent si les services ne sont pas ouverts après 17h ? Comment moderniser la relation avec les administrations pour ne plus perdre de temps dans des déplacements ou les files d’attente? Comment mutualiser différents services en un même lieu ?

Voilà concrètement le type de questions que nous aurons à nous poser.

Avant le 31 décembre 2017, l’Etat et le Département devront élaborer conjointement un schéma départemental d’amélioration de l’accessibilité des services au public, en associant les établissements publics de coopération intercommunale.

 

Ce travail ambitieux est obligatoire pour tous les Départements et se déroulera sur une période de 18 mois.

Le schéma de services au public doit venir questionner l’offre globale de services (publics ou privés) de façon à améliorer les réponses sur un même territoire.  

Tous les services ne pourront pas être abordés. Il conviendra donc d’établir des priorités qui s’inscriront dans des domaines très divers : accès aux soins médicaux, aux services des opérateurs nationaux (La Poste, Pôle emploi, la CAF…), à la garde d’enfants, aux distributeurs automatiques de billets etc.

 

  Nous avons toujours eu à cœur de défendre l’attractivité des territoires du Département et les services à la population. La séquence de travail qui va s’ouvrir représente un enjeu essentiel pour les habitants du Pas-de-Calais. En améliorant les services au public, c’est votre quotidien que nous allons améliorer.

Ces réflexions s’annoncent passionnantes parce qu’elles sont au cœur du mandat que vous nous avez

confié.

Et parce que le groupe Union Action 62 souhaite donner toute sa place aux habitants, nous vous invitons à  nous faire part de vos remarques et vos propositions sur le sujet : groupeunionaction62@gmail.com 

Michel Petit

Président du Groupe Union Action 62

Depuis 2012, tous les indicateurs financiers se dégradent.


Le projet de BP2016 traduit une fuite en avant préjudiciable.

« Le département du Pas-de-Calais va vivre à crédit jusqu’à la fin du mandat. »

Le département ne dégagera pas d’autofinancement cette année. Face à cette situation la majorité est contrainte de recourir à l’emprunt à hauteur de 184 Millions d’euros en 2016  pour investir 190 millions d’euros. 

« Aujourd’hui, la majorité départementale augmente vos impôts. »

Les élus socialistes et communistes ont également recours au levier fiscal afin de compenser le manque d’effort de la collectivité (31,4 millions d’euros d’impôts supplémentaires en 2016). 

« Demain, elle fera payer vos enfants. »

 

La majorité socialiste et communiste engage l’avenir des jeunes du Pas-de-Calais qui devront faire face, demain, à la situation financière désastreuse qui leur sera laissée. 

La feuille de route  proposée par la majorité départementale engage l’avenir du Pas-de-Calais et de ses habitants.

Le groupe Union Action a voté CONTRE le projet de BP2016 et propose des pistes d’économies :

* Rationalisation de la politique des ressources humaines. 

* Rénovation de la politique d’insertion. 

* Développement du contrôle de gestion au sein de l’institution et de ses partenaires.

* Réductions des interventions du département sur ses compétences volontaristes.

* Maintien d’une politique d’investissement tenable et centrée sur le soutien aux territoires.

Michel Petit

Président du Groupe Union Action 62

Tribune du mois de février 2016

Groupe UA 62.


La majorité départementale vient de valider notre analyse de la santé financière du département. Cette première étape est fondamentale, même si nous avons perdu un temps précieux. 

Cela démontre que le département gagnerait à ce que nous soyons associés à ses travaux. Malheureusement, ce n’est pas dans ce sens que nous avons démarré ce mandat.

Nous espérons que cette situation va s’améliorer rapidement pour que nous puissions travailler sereinement avec les services du Département au développement de nos territoires. 

 

Notre groupe s’est abstenu sur la délibération de politique générale proposée par la majorité. Il ne peut cautionner l’utilisation systématique du levier fiscal alors même que les économies sur les dépenses de fonctionnement tardent à venir.

Nous voulons changer de méthode de travail pour cette mandature et nous attendons des engagements forts. Chaque décision prise par les élus doit préciser ce qui va être fait, pourquoi cela va être fait, comment, combien cela va coûter et le résultat attendu. Sans cela la lisibilité restera un vœu pieux. 

 

Donner de la lisibilité à l’action publique, c’est avoir le courage d’être jugé sur des actes et un bilan. C’est répondre à la volonté croissante de la population.

Il est temps pour les Départements de faire coïncider service public et soutenabilité budgétaire. 

C’est sur cette voie que nous voulons emmener le Conseil départemental du Pas-de-Calais.

Michel Petit

Président du Groupe Union Action 62

Le gouvernement a décidé de créer un fonds de soutien exceptionnel de 50 millions d’euros à destination des départements les plus en difficulté.


A titre d’information, les départements de France auront pour la seule année 2015, 4 milliards d’euros de dépenses de RSA non compensées par l’Etat. Le fonds d’urgence n’est donc pas à la hauteur de l’enjeu.

 

Deux critères ont été retenus pour être éligibles à ce fonds :

* Un taux d’épargne brute inférieur ou égal à 7.5%. Ce ratio permet d’analyser la solvabilité. En dessous des 7.5%, le département est en difficulté. Le Pas-de-Calais se situe à 5.3%.

* Une part supérieure ou égale à 28.2%  des dépenses des allocations individuelles de solidarité  dans le total des dépenses de fonctionnement. Le Pas-de-Calais se situe à 34.9%.

Alors que le Président Dagbert annonçait aux élus que le Pas-de-Calais ne faisait pas partie des 10 départements les plus en difficulté, la somme de 5 718 177€ que le gouvernement nous versera démontre bien le contraire. 

 

Voilà une fois de plus, la majorité départementale prise en flagrant délit de mensonge. (source : www.pasdecalais.fr/Actualites/L-Institution/Plan-de-soutien-au-Calaisis-le-Departement-du-Pas-de-Calais-s-engage)

La période est aux bonnes résolutions. Et si 2016 était l’année de la vérité et de la transparence pour la majorité départementale ?

Sur cette note d’espoir, nous vous souhaitons à tous de joyeuses fêtes de fin d’année.

Michel Petit

Président du Groupe Union Action 62