Intervention de Philippe FAIT sur le plan de lutte contre les violences faites aux femmes

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs, chers collègues,

149, c’est le nombre de féminicides en 2019.
Au delà des actes de violence faites aux femmes, c’est aussi tout le dégât qui est fait à l’entourage, notamment aux enfants, qui peut interpeller.

J’ai pu voir il y a quelques semaines un excellent documentaire sur ces enfants devenus adultes.

Une seule chose à retenir: ils sont broyés pour toujours (impossibilité de s’insérer dans la société, parcours scolaire chaotique, et surtout la crainte de reproduire le même schéma destructeur).

Samedi après-midi, j’ai été entendu en gendarmerie dans le cadre d’une commission rogatoire. Une élève que j’ai eu il y a quelques années a saisi début 2019 le Procureur de la République pour des actes abjectes que son père lui a fait subir à l’époque où elle était dans ma classe. Seulement, je n’ai rien vu et je n’ai rien su.

Et ce week-end, je peux vous dire que je n’étais pas bien. C’est là où vous prenez conscience que la bête immonde est partout.

Et quand on parle de bête, on a encore pu en juger la semaine dernière avec les révélations dans le monde sportif.

Alors, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, chers collègues, je voudrai finir cette intervention avec quelques mots, que m’a glissé hier Ophélie DAVID, la championne du monde de ski, avec qui j’ai parlé longuement au téléphone sur ce sujet. Elle a cosigné la semaine dernière une tribune dans le Parisien avec Astrid GUYART, Marie MARTINOT, et Nathalie PECHALAT sur les pratiques douloureuses dans le sport.

“Philippe, dis à l’instance départementale qu’il faut, qu’il est essentiel de se protéger avec notre bienveillance commune.”

Seul le prononcé fait foi

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