Intervention de Maryse Delassus sur le plan d’action pour le développement de l’agriculture urbaine dans le bassin minier

 

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs, Chers collègues,

Ce plan d’action pour le développement de l’agriculture urbaine ne distingue pas suffisamment les projets agricoles à dimension économique et les projets portés par des associations à vocation pédagogique ou sociale comme les jardins partagés. Ces deux concepts auraient mérité d’être présentés séparément car les enjeux et les impacts sont différents.

Les jardins partagés, ouvriers ou communautaires peuvent, en effet, servir à recréer du lien social dans les quartiers prioritaires et offrir un espace de convivialité à celles et ceux qui souhaitent partager leurs connaissances. Ils peuvent aussi permettre de sensibiliser les habitants aux enjeux écologiques et aux bonnes pratiques alimentaires en les mettant directement en contact avec la nature et avec des produits non transformés.

Les jardins partagés sont le plus souvent portés par des associations de quartier ou par les habitants eux-mêmes. Leur création ne demande pas beaucoup de moyens. Il suffit d’un peu de surface exploitable, de porteurs de projet imaginatifs et de citoyens motivés. Il serait donc intéressant de favoriser leur création si cela répond à une demande.

Mais le rapport va plus loin en citant l’objectif de développer des activités économiques agricoles en milieu urbain. Il n’est pas question d’opposer l’agriculture urbaine à l’agriculture rurale mais il faut bien être conscient que derrière toute activité économique il y a le métier d’agriculteur ou de maraîcher. Et ce type d’activité impose beaucoup de conditions, d’obligations et de réglementations. Ces nouvelles formes agricoles ne doivent pas non plus fragiliser l’équilibre et les modèles agricoles existants.

De plus, la mobilisation du foncier afin d’y développer des projets agricoles et la transformation des friches industrielles nécessitent de prendre en considération la responsabilité alimentaire et le problème des sols contaminés.

Nous souhaitons donc que l’action départementale se concentre sur le volet insertion et solidarité.

Dans l’attente, nous nous abstiendrons sur ce rapport.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi.

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