Intervention de Frédéric Mélchior sur le Réseau Routier d’Intérêt Régional (R.R.I.R)

 

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs, Chers collègues,

Dans le cadre du Réseau Routier d’Intérêt Régional (R.R.I.R), vous souhaitez donner la priorité à deux itinéraires régionaux dans la perspective de bénéficier d’un accompagnement du Conseil régional :

  • L’itinéraire Amiens-Béthune-Lille
  • L’itinéraire Côte d’Opale-Cambrai-Aisne

Nous espérons que l’accompagnement financier de la Région sera bien au rendez-vous.

Ces itinéraires à fort trafic répondent en effet aux objectifs du R.R.I.R : contribuer à un développement plus équilibré du territoire régional, au renforcement de l’attractivité économique et à l’accessibilité des pôles d’emplois, de formation et de services.

Mais parallèlement à ça, nous attendons aussi de la part du Département qu’il participe au désenclavement de notre département et notamment des territoires les plus reculés comme le Ternois et le secteur d’Auxi-le-Château. Une attention toute particulière doit aussi être portée aux autres routes qui ont été inscrites dans le R.R.I.R mais qui n’appartiennent pas aux deux axes prioritaires. Ces routes sont capitales pour le développement et l’aménagement de nos cantons.

La construction de voies de rabattage ou de barreaux routiers afin de relier à ces itinéraires structurants les parties les plus enclavées de notre département serait une bonne solution.

Rappelons que le réseau routier, est le principal support de mobilité possible pour une majorité de la population. Le réseau routier supporte plus de 87% du transport de voyageur et 88% du transport de marchandise. Pour les habitants qui vivent loin des grands axes, c’est du temps de trajet en plus et du confort en moins. Pour les entreprises, ce sont des contraintes supplémentaires.

Je voudrais attirer votre vigilance sur le fait que l’Etat a eu tendance ces dernières années à se désengager en matière d’infrastructure routière. Nous en avons eu l’illustration lors de l’abandon du projet de liaison autoroutière entre Amiens, Lille et la Belgique en 2010. Aujourd’hui nous attendons de l’Etat un accompagnement financier sur les itinéraires qu’il n’a pas voulu porter et qui supportent les trafics routiers les plus conséquents.

Bien entendu nous voterons ce rapport.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi.

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