Intervention sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes

 

 

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs, Chers collègues,

L’année passée j’étais intervenue au sein de cet hémicycle sur ce même rapport pour rappeler à quel point l’égalité femme-homme nous engageait toutes et tous mais que le recours à l’écriture inclusive ne constituait pas, selon nous, un moyen efficace d’y parvenir.

Je me félicite donc que cette année, vous soyez revenus sur cette décision, rendant ce rapport davantage lisible.

Mais notre Groupe souhaite attirer votre attention sur un nouveau point. Il est fondamental de ne pas laisser penser à nos concitoyens, et notamment aux plus jeunes qui nous regardent peut être en ligne, que certaines professions seraient réservées aux hommes et d’autres aux femmes.

Mais la féminisation systématique des professions nous interroge. Constitue-t-elle un moyen efficace de lutter contre les clichés et les stéréotypes véhiculés ? Nous ne sommes pas persuadés que c’est systématiquement judicieux.

Et nous connaissons votre attachement à la langue française, Monsieur le Président.

Je vais vous donner un exemple trouvé dans le rapport concernant la profession de “chauffeur de grue”. Il aurait pu être imaginé d’écrire chauffeur C-H-A-U-F-F-E-U-R-E. Le rapport a préféré retenir le terme “chauffeuse”.

Est-ce que si dorénavant on parle de chauffeuse de grue, cela amènera davantage les femmes à se tourner vers ce type d’emploi ? Cela restera à démontrer.

Et reconnaissez que si on parle demain de chauffeuse de “bus” ou chauffeuse du bus, de mauvaises interprétations pourraient en être faites et on arriverait in fine à renforcer certains stéréotypes que l’on souhaite combattre à juste titre.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *