Des économies oui, mais à quel prix ?

Le 27 avril, lors du conseil d’administration du SDIS, une baisse du taux des vacations de garde de nuit des sapeurs-pompiers volontaires a été annoncée. Celui-ci passe de 60% à 40%.

 Cette décision, non-concertée, suscite la colère chez nos pompiers volontaires. S’ils sont plus indemnisés que leurs collègues des autres Départements, ils sont conscients que des économies doivent être faites. Dans un esprit de concertation, des pistes ont été avancées. En outre, on pourrait envisager d’internaliser l’entretien des locaux SDIS comme c’était le cas autrefois, lorsque les pompiers veillaient eux-mêmes à l’entretien des casernes lorsqu’ils n’étaient pas en intervention. Soucieux d’apporter leur contribution, les SPV étaient aussi prêts à passer de 60% à 50% dans un premier temps, une deuxième baisse pouvant être envisagée plus tard.

Car c’est bien sur la temporalité de la décision que la grogne monte chez les SPV. Non concertés, ils se voient imposer une réduction de moitié de leur indemnité de garde de nuit, quelques jours seulement après annonce. Il était nécessaire de mettre tout le monde autour de la table, les pompiers étant par ailleurs prêts à faire des concessions dans l’intérêt commun. De plus, ce genre de choix ne doit pas être fait dans l’urgence, un temps d’adaptation est nécessaire. Il n’a pas été laissé aux pompiers. Une méthode expéditive et jupitérienne, au détriment des combattants du feu.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62