Nos retraités ne sont pas des privilégiés !

En tant qu’élus locaux, ancrés sur un territoire, nous sommes aux premières loges pour recueillir des difficultés de nos concitoyens, ce qui n’est pas toujours le cas au plus haut niveau.

Depuis janvier, nous sommes régulièrement interpellés par des retraités qui se retrouvent fortement impactés par la hausse de la CSG. Il a été répandu dans les médias que les personnes ayant une retraite inférieure à 1200€ ne seraient pas impactées. Sauf que ce plafond ne concerne que les célibataires, celui d’un couple de retraités étant fixé à 1 841€ mensuels. Résultat : deux maigres pensions de 930€ par mois suffisent à rendre un couple éligible à la hausse de la CSG.

Face à cette baisse de pouvoir d’achat très conséquente, on leur répond que leur taxe d’habitation va baisser. Sauf ce n’est pas pour tout de suite et pas pour tout le monde, à l’inverse de la CSG. Le Premier Ministre a reconnu une certaine aberration puisqu’il s’est engagé à « corriger le tir » pour 100 000 retraités très légèrement au-dessus du seuil. Cela n’interviendra pourtant que pour la loi de finance de 2019.

Chacun comprend que l’effort lié à la solidarité nationale doit être supporté par tous. Nous rappelons néanmoins que les retraités ne sont ni des nantis, ni des privilégiés. La retraite, ils l’ont acquise après avoir travaillé pour la plupart très jeunes, toute leur vie, plus de 39 heures par semaine et dans des conditions très difficiles.

C’est pourquoi nous avons demandé au Gouvernement, dans un vœu déposé lors du Conseil départemental du 26 mars, de revoir avec bienveillance la législation et de veiller au maintien du pouvoir d’achat des retraités.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Président du Groupe Union Action 62

 

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