Non aux 80 km/h !

A partir du 1er juillet, les Français devront réduire leur vitesse hors agglomération de 90 à 80km/h. Cette décision annoncée en janvier inquiète les usagers de la route. 34 Présidents de Départements du Groupe de la Droite, du Centre et des Indépendants de l’Assemblée des Départements de France ont publié début mars une lettre ouverte demandant au Gouvernement de revenir sur ce projet et de « privilégier des solutions pragmatiques, au cas par cas, en concertation avec les Départements sur les tronçons les plus accidentogènes ». Nous y souscrivons pleinement.

Si la lutte contre l’accidentalité et la mortalité sur les routes est une priorité de chaque instant, l’efficacité de l’abaissement de la limitation de vitesse doit encore être prouvée. L’expérimentation menée en France sur 3 tronçons depuis 2015 n’est pour l’instant pas concluante : si 2015 a été une année de baisse, 2016 a vu sur ces portions une nouvelle hausse importante des accidents et de la mortalité (bilan dressé par “40 millions d’automobilistes“).

A l’inverse, cette décision vient porter préjudice aux habitants des territoires ruraux. Quand on habite en dehors des grandes villes, bien souvent la voiture est le seul moyen de transport disponible. Réduire la vitesse rallonge alors les temps de trajets, accentuant davantage la fracture avec l’urbain. Les changements de signalétique se feront aussi aux frais du contribuable.

A l’image des signataires de cette lettre ouverte, le Groupe Union Action 62 a déposé un vœu lors de la plénière du 26 mars pour que le Département du Pas-de-Calais demande lui aussi l’adaptation du projet d’abaissement de la vitesse au cas par cas.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

 

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