Budget et effets d’annonce

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les propos de Pangloss ne sont pas dénués de sens à la lecture du Budget primitif 2018 de la Majorité. Quelques exemples :

  1. Investissement : la Majorité veut encore nous faire croire qu’elle réalisera 1 milliard d’euros sur la mandature, soit 190M€/an. Or, sur 2015-2016, on constate déjà un retard, qu’il est proposé de rattraper sur les 3 prochaines années : 203M€ en 2018, 240M€ en 2019 et 222M€ en 2021. Le financement se fera par l’emprunt, puisque la Majorité ne fait pas d’économies structurelles et prévoit déjà d’épuiser ses réserves à hauteur de 25M€ par an.
  2. Canal Seine-Nord : 130M€ annoncés, mais pour 2018 aucun crédit n’est prévu pour alimenter cette ligne budgétaire. Comme le Gouvernement, la Majorité ne semble plus croire au projet. S’il venait à se faire, le Département devrait avoir recours à l’emprunt pour honorer ses engagements, faisant exploser la dette.
  3. Situation financière : elle serait « assainie » selon Jean-Claude Leroy. C’est ce qu’indiquent les ratios, mais l’amélioration n’est que conjoncturelle : plus de la moitié des économies faites ne sont pas du fait de la Majorité. Elle se permet d’augmenter ses dépenses de 12M€ alors qu’il est demandé aux habitants et partenaires de faire des efforts.

Par le biais d’effets d’annonce, la Majorité veut faire croire que tout va pour le mieux. Pourtant, si elle ne change pas sa feuille de route, la situation du Département sera à nouveau fortement dégradée dès l’année prochaine. Les effets d’annonce ne servent à rien s’ils ne sont pas accompagnés de changements structurels.

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

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