Débat d’orientation budgétaire, intervention de Michel Petit

DOB

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs, Chers collègues,

 

A l’heure où notre institution voit un nouveau Président s’installer, il peut être tiré un premier bilan. Je ne pourrai me baser que sur les derniers chiffres en ma possession, c’est-à-dire ceux du CA2016, car malheureusement, et c’est constant, nous n’avons que très peu d’informations sur le réalisé en cours. Par le passé, nous avions une feuille de route sur le Département, plus agréable et plus proche de la vérité.

Alors comment le Conseil Départemental du Pas-de-Calais a-t-il amélioré aussi nettement et rapidement ses deux indicateurs fondamentaux, à savoir, le taux d’épargne et sa capacité de désendettement ?

  1. L’augmentation de la fiscalité précédemment décidée +25M€/an. On n’oubliera pas de faire le bilan en fin de mandat
  2. Un « coup de rabot » important, non pas sur les chapitres les plus importants des dépenses de fonctionnement (dépenses sociales, dépenses de personnel, services généraux, SDIS), mais sur l’investissement (168M€ au lieu de 216M€) et un certain nombre de dépenses de fonctionnement « périphériques » (-42M€).
  3. Par une série de « hasards heureux » : retard des demandes de paiement des partenaires, défaillances de maître d’œuvre, baisse du nombre d’allocataires RSA (14M€ au lieu de 28), une légère reprise économique qui augmente le produit des bases fiscales (+21M€), le versement d’arriérés de taxes de l’Etat, le fonds de secours des conseils départementaux sur le RSA, des versements CNSA non pérennes sur l’APA (+27M)

Le total des « hasards heureux », représente tout de même 87 M€. Mais il ne faut pas oublier que sans ces différents éléments, exogènes et non pérennes, l’épargne brute du Conseil départemental aurait été bien différente. 101 – 87 M€, ça fait 14 M€. Les remboursements de la dette s’élevant à 67 M€, le Conseil Départemental aurait eu, de nouveau, probablement une épargne nette négative de -53 M€ en 2016.

Alors certes, le « crash » a été évité, mais les principales raisons du redressement restent très exogènes et précaires. Alors oui, en préférant aller sauver un autre navire à la dérive plutôt que de rester à la barre du « Département », le Président Dagbert a fait le choix de laisser une situation financière précaire à son successeur, qui aura la lourde de tâche de prendre enfin les décisions qui permettront de réduire des dépenses de fonctionnement pour assurer un avenir viable aux missions du Département.

 

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi

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