A nouveau Gouvernement, nouveaux débats

Le retour a été brutal pour les Français suite à l’annonce du non-renouvellement des contrats aidés dès la rentrée et de la refonte complète du dispositif sur la mandature. Les contrats aidés concernaient près de 1,6 million de personnes fin 2016. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont les premiers touchés, laissés dans une détresse brutale sans qu’il y ait eu de transition.

 

L’efficacité du dispositif est souvent remise en question. Seulement 26% en moyenne des bénéficiaires trouvent un emploi durable à la fin du contrat. Pourtant, le manque de concertation de cette décision purement comptable du Gouvernement met en difficulté à la fois bénéficiaires et collectivités.

 

A travers les contrats aidés, ce sont les écoles, les EHPAD et de nombreux autres services qui sont concernés. A Calais, les élus ont pallié au manque d’employés en contrats aidés en assurant eux-mêmes la sécurisation devant les écoles pour la rentrée. Dans d’autre communes, la rentrée a dû être repoussée, faute de transports scolaires.

 

Cette décision non-concertée du Gouvernement, juste avant la rentrée des classes, met en difficulté les collectivités. Elles ne peuvent se permettre budgétairement de reprendre à leur compte ces contrats du jour au lendemain alors qu’elles subissent en parallèle la baisse des dotations de l’Etat. Les maires sont en première ligne, abandonnés par le Gouvernement dans des situations humainement difficiles.

 

Au vu de la polémique, le Gouvernement a déjà fait marche arrière et a demandé une « souplesse de gestion » aux préfets. Il aurait mieux valu accompagner et consulter en amont.

 

Maïté Mulot-Friscourt

Présidente du Groupe Union Action 62

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